Bienvenue sur mon nouveau site web. Ce n’est pas juste un redesign ni une mise à jour pour afficher de nouveaux projets. C’est un reset.
Pourquoi encore une nouvelle version ?
Il y a quelques mois, en 2025, j’ai découvert le développement assisté par IA. Au début, quelques questions posées à ChatGPT. Puis des plugins sur mon éditeur. Github Copilot. Et pour le fun, et un peu de FOMO, j’ai testé Cursor. Quelle claque.
Au début, c’était juste de l’autocomplétion. Comme si l’éditeur lisait dans mes pensées. Puis j’ai voulu lui laisser les rênes. Lui donner des missions plus complexes. Il y a eu des désillusions, des erreurs, du code pas rigoureux, impossible à maintenir sur le long terme. De la duplication, des fonctions douteuses. Mais j’ai appris à dompter la bête. À m’en servir pour les tâches ingrates, mais aussi pour mieux concevoir. Tester de nouvelles technos. Voir jusqu’où je pouvais aller.
J’ai construit des systèmes entiers. Microservices, event-driven, architecture scalable. Des chats en temps réel, des systèmes de paiement. En deux semaines sur mon temps perso, environ 4 à 6 heures par jour le soir en rentrant chez moi, là où avant j’aurais mis des mois en apprenant au taff. J’ai appris des tonnes de choses que j’aurais mis au minimum 6 mois à apprendre dans mon travail quotidien. Et je finis l’année avec Claude Code. Un outil simple d’apparence, qui tourne dans un terminal. Configurable, customisable à souhait. Alors je le customise, je le cadre, je lui apprends à penser et coder comme moi.
J’ai passé des années à apprendre, à être mentoré par des gens plus intelligents que moi. Ce savoir me distingue. J’espère qu’il ne sera pas vain. Tout le monde peut pisser du code grâce aux IA. Mais tout le monde ne sait pas ce qui fait un système qui marche, qui tient la route, qui reste robuste face au temps. Ces nouveaux outils m’ont aussi fait réfléchir sur ce que je veux vraiment faire.
Un changement de direction
Cette année, j’ai pris le temps de lire. Les newsletters de l’équipe de PostHog m’ont marqué. Product for Engineers. Ça a résonné en moi. Une nouvelle façon de voir mon travail. L’idée que je ne suis pas un simple développeur. Cela fait des années que je conçois et crée des solutions. Mais je savais que mon point de vue de développeur n’était pas suffisant pour réussir dans ce milieu. Et surtout : comment traduire cette passion dans le monde de l’entreprise tel que je le connais ? Un développeur en bas de chaîne, à l’exécution. Au-dessus : des PO, des PM, un directeur. Des étages qui diluent les consignes et brouillent le bon sens.
Je ne suis pas un PO, ni un PM. Ce ne sont pas des métiers qui me plairaient. Mais leurs décisions me paraissent parfois irrationnelles, déconnectées de ce qui compte vraiment : l’utilisateur et le produit. L’idée du Product Engineer me plaît. Un développeur responsable de l’entièreté de l’expérience produit. Du code jusqu’à l’impact utilisateur. C’est ce que je veux faire. Je le faisais déjà sur mes side projects. Sans conviction, parce qu’il fallait le faire et que je n’avais pas de PM. Je réfléchissais toujours en termes de “qu’est-ce que ça va me coûter à développer”. Aujourd’hui, avec cette nouvelle façon de construire, je peux m’abstraire de tout ça. Travailler différemment.
C’est ce changement que je veux refléter avec ce nouveau site.
Quelque chose de plus personnel
Mon vieux site WordPress faisait le taff. Mais il était bateau. Il ne me permettait pas de m’exprimer. Je voulais quelque chose de plus créatif, qui me reflète, avec lequel je peux m’amuser. Quelque chose de léger, que je maîtrise et comprends. Alors avec mon nouveau collègue Claude, je l’ai reconstruit from scratch. Vanilla JS pour faire simple, pas besoin de framework pour un petit site perso. Un petit backend en Go pour avoir une image Docker très légère, ne pas overload mon petit VPS, et un build/deploy rapide et efficace. Rien de fancy. Encore des progrès à faire, mais il est là. Et il me correspond.
Pourquoi commencer à écrire des articles ?
Honnêtement ? Parce que j’ai toujours voulu le faire. Mais je ne voyais pas ce que ça apporterait. Je me suis convaincu que je ne savais pas écrire. Parce que je n’écrivais jamais. Pourtant j’ai toujours été créatif et adoré l’écrit d’invention quand j’étais plus jeune. La vérité ? Je n’ai jamais vraiment essayé. Et si je n’essaie pas, personne ne le fera à ma place.
Cette année, quelque chose a changé. Je grandis dans ma carrière. Devenir lead. Manager. Encadrer. Me rapprocher des humains. L’année 2025 a été riche en rencontres, des discussions avec des gens fantastiques. J’ai réalisé quelque chose en ayant des débats avec des amis, en voyant leurs visions sur le monde changer, en étant lead d’une équipe chez CBA et en voyant mes collègues évoluer et se fier à mon raisonnement, mes intuitions et mon expertise. Pas que les gens que je manage. Mes n+1 aussi. Mes collègues lead aussi. On apprend tous les uns des autres et je ne l’ai réalisé que cette année.
Mes mots ont de la valeur. Mes idées ne sont pas révolutionnaires. Mais ce sont les miennes. Et selon qui les reçoit, quand, comment (des choses qu’on ne maîtrise pas), ça peut marquer quelqu’un plus profondément qu’on ne le pense. Les mots ont véritablement de la valeur et peuvent aider ou nuire aux gens, donc il faut les peser plus que ce que je faisais avant. Mon besoin parfois cruel d’honnêteté me faisait toujours tout dire, tout le temps, mais cette année j’ai appris à un peu plus peser mes mots.
Ces conversations font partie de ce qui est le plus récompensant dans mon travail et dans ma vie. La vie est faite d’échanges. Chaque mot peut changer la trajectoire d’une vie. Alors je me suis dit : pourquoi ne pas en garder une trace ?
De quoi s’agit-il réellement ?
Ces articles sont une tentative de laisser une trace. Un témoignage. Qui je suis, mon époque, ma façon de voir les choses. Pas pour la gloire ni pour les followers. Juste parce que j’existe, que je pense à des choses, et que peut-être quelqu’un le lira et ça résonnera en lui.
J’écrirai sur le Product Engineering. Construire des choses qui comptent, de bout en bout. Sur l’IA et le développement. Ce que j’apprends dans ce nouveau monde agentique. Sur le leadership. Collaborer, communiquer, grandir avec les autres. Et parfois des trucs randoms, parce que tout n’a pas besoin d’être catégorisé.
Merci d’être là. Voyons où ça nous mène.